Au départ du Puy-en-Velay, le 23 août, le célébrant nous a remis à chacun un bout de papier sur lequel quelqu'un avait écrit un souhait et l'avait déposé dans une boite placée devant la statue de Saint-Jacques dans la cathédrale, afin qu'il soit éventuellement remis à un pèlerin qui devrait prier en chemin pour que ce souhait soit exaucé. J'ai trouvé ce moment particulièrement émouvant.
Mon message à moi était écrit en espagnol et je n'y ai donc rien compris à ce moment-là. Je me suis dit toutefois qu'une fois parvenu en Espagne, je serais beaucoup plus dans l'Esprit du Chemin et que ce serait préférable d'attendre ce moment-là pour le faire traduire.
J'ai décidé que c'était aujourd'hui, le bon moment. Une gentille dame m'a aidé à le traduire tout à l'heure, et, pour autant qu'on ait pu comprendre son écriture, voici à peu près ce que ça donne:
"Ami, j'espère que vous apporterez ce papier avec vous dans votre pèlerinage et que votre marche donnera la force à mon cousin pour que son vieux problème de genoux guérisse et pour que ma santé soit bonne.
Merci pour tout.
Mon nom est Jesus Miguel Ramos Tovar.
Que le Seigneur vous aide."
Voilà. Il ne nous reste plus qu'à prier pour eux.
À l'époque, toutes sortes de gens faisaient le pèlerinage de Compostelle. Pour plusieurs, il s'agissait de sauver leur âme, mais les pèlerins priaient aussi pour venir en aide à d'autres personnes de leur entourage ou de leur village. Mais il y avait beaucoup de personnes malades ou infirmes qui faisaient elles-mêmes le pèlerinage, pour guérir leur propre maladie ou infirmité.
Le 24 septembre 2010.
Pourquoi entreprendre le Chemin de Compostelle? Pour la qualité du défi, pour l'occasion de réflexion personnelle, pour la beauté des lieux, pour l'histoire du Chemin, et pour contribuer à combattre le cancer. J'alimenterai ce blog une ou deux fois par semaine par mes réflexions, anectodes, compte-rendu de rencontres extraordinaires (car le Chemin en est rempli), photos, etc. J'espère pouvoir y lire vos commentaires et vos encouragements, ils seront grandement appéciés.
vendredi 24 septembre 2010
Étape 31 - Vendredi 24 sept. - Roncevalles - Larrasoña - 27,0 km
Une étape qui devrait plutôt s'appeler une épreuve. Je l'ai amorcée avec un certain découragement, celle-là. Il y a eu des orages assez violents la nuit dernière et il a plu à peu près toute la journée, assez fortement par moments d'ailleurs. Mais une fois rendu à destination et douché, je me suis dit que ça en faisait une de plus derrière moi.
La pluie ne m'a pas permis de prendre beaucoup de photos, et puis le paysage me semblait en général pas mal moins beau que ceux des journées précédentes.
Je me suis toutefois demandé toute la journée si Patrick, Hugues et son groupe s'étaient bien rendus à Roncevalles malgré cette pluie qu'ils ont dû avoir eux aussi. J'ai texté Patrick qui m'a confirmé qu'ils se sont bien rendus, mais sous la pluie toute la journée eux aussi. Sauf que dans leur cas, tout en montagne, ça dû être l'enfer!
Une rencontre intéressante faite aujourd'hui est celle de Bernard avec ses deux ânes. Il est parti du même endroit que moi sept jours seulement avant moi et a traversé les Pyrénées hier, avec ses ânes. Pour lui, pas question de s'en défaire après. C'est pour la vie. La vie des ânes à tout le moins!





À +
La pluie ne m'a pas permis de prendre beaucoup de photos, et puis le paysage me semblait en général pas mal moins beau que ceux des journées précédentes.
Je me suis toutefois demandé toute la journée si Patrick, Hugues et son groupe s'étaient bien rendus à Roncevalles malgré cette pluie qu'ils ont dû avoir eux aussi. J'ai texté Patrick qui m'a confirmé qu'ils se sont bien rendus, mais sous la pluie toute la journée eux aussi. Sauf que dans leur cas, tout en montagne, ça dû être l'enfer!
Une rencontre intéressante faite aujourd'hui est celle de Bernard avec ses deux ânes. Il est parti du même endroit que moi sept jours seulement avant moi et a traversé les Pyrénées hier, avec ses ânes. Pour lui, pas question de s'en défaire après. C'est pour la vie. La vie des ânes à tout le moins!
À +
Étape 30 - Jeudi 23 sept - Saint-Jean Pied de Port - Roncevalles - 26,6 km
Les Pyrénées m'ont complètement sorti de ma bulle tant elles sont belles et majestueuses. Absolument impossible de faire autre chose que de contempler ces magnifiques et immenses paysages. Évidemment, je redoutais quelque peu cette montée de 1,300 mètres jusqu'au col de Loepeder, à 1,410 mètres d'altitude, et aussi la descente abrupte de 500 mètres vers Roncevalles, mais tout s'est superbement bien déroulé.
J'avais déjà skié dans les Alpes et j'avais fait le trek du Camino Inca dans les Andes l'an dernier. Sachant que les Pyrénées sont en réalité moins hautes, avec ses plus hauts sommets n'atteignant pas les 3,000 mètres, je m'attendais à quelque chose de plus petit. Jamais je n'avais imaginé que ce serait aussi grandiose et immense. C'est une expérience unique à faire un jour, les amis; ça vaut le grand détour, comme on dit!




Le refuge d'Orisson, à 770 mètres d'altitude et à environ deux heures ou deux heures et demi du départ. La vue sur la vallée y est magnifique. C'est là que Hugues et son groupe, ainsi que Patrick, s'arrêteront aujourd'hui, pour rejoindre Roncevalles demain.


Une petite statue de la Vierge, perchée au sommet d'une montagne, à environ une heure d'Orisson.

Nous sommes dans une zone pastorale ici, et la route appartient prioritairement à ces dames!







Alors maintenant que j'ai les Pyrénées derrière moi, que je suis maintenant rendu en Espagne, que le body tient toujours le coup, j'ai pensé que c'était un bon moment pour vous relancer pour effectuer votre don à la Société Canadienne du Cancer. Si vous l'avez déjà fait, je vous en remercie du fond du coeur, et je vous dis que c'est un bon moment pour vous aussi de donner votre deuxième tranche!
Et si vous avez donné et que vous n'avez pas reçu de moi un courriel pour vous en remercier dans les quinze jours suivant votre don, svp faites-le moi savoir et donnez-moi votre adresse, pour que je fasse retracer votre don par la Société Canadienne du Cancer. Quelques erreurs de ce genre se sont produites à date!
À bientôt.
J'avais déjà skié dans les Alpes et j'avais fait le trek du Camino Inca dans les Andes l'an dernier. Sachant que les Pyrénées sont en réalité moins hautes, avec ses plus hauts sommets n'atteignant pas les 3,000 mètres, je m'attendais à quelque chose de plus petit. Jamais je n'avais imaginé que ce serait aussi grandiose et immense. C'est une expérience unique à faire un jour, les amis; ça vaut le grand détour, comme on dit!
Le refuge d'Orisson, à 770 mètres d'altitude et à environ deux heures ou deux heures et demi du départ. La vue sur la vallée y est magnifique. C'est là que Hugues et son groupe, ainsi que Patrick, s'arrêteront aujourd'hui, pour rejoindre Roncevalles demain.
Une petite statue de la Vierge, perchée au sommet d'une montagne, à environ une heure d'Orisson.
Nous sommes dans une zone pastorale ici, et la route appartient prioritairement à ces dames!
Alors maintenant que j'ai les Pyrénées derrière moi, que je suis maintenant rendu en Espagne, que le body tient toujours le coup, j'ai pensé que c'était un bon moment pour vous relancer pour effectuer votre don à la Société Canadienne du Cancer. Si vous l'avez déjà fait, je vous en remercie du fond du coeur, et je vous dis que c'est un bon moment pour vous aussi de donner votre deuxième tranche!
Et si vous avez donné et que vous n'avez pas reçu de moi un courriel pour vous en remercier dans les quinze jours suivant votre don, svp faites-le moi savoir et donnez-moi votre adresse, pour que je fasse retracer votre don par la Société Canadienne du Cancer. Quelques erreurs de ce genre se sont produites à date!
À bientôt.
Étape 29 - Mercredi 22 sept - Ostabat - Saint Jean Pied de Port - 21 km
Ce fut une journée spéciale à bien des égards aujourd'hui. Tout d'abord, il y avait encore ces magnifiques paysages du pays basque pour m'accompagner, et puis j'allais retrouver plein de monde que j'aime à Saint-Jean Pied-de-Port, qui est très très jolie et qui me semble passablement touristique.






J'y ai retrouvé en effet mon très grand ami Hugues, qui arrivait aujourd'hui même de Montréal, avec son ami Raymond et un autre ami, dont j'oublie malheureusement le nom pour le moment. Ils sont ici pour une douzaine de jours, jusqu'à Burgos, à environ 300 km du côté espagnol du Chemin, et commencent leur grande marche dès demain, par une courte étape, ce qui est bien sage de leur part, avec le décalage horaire.


J'y ai aussi finalement rejoint Patrick, que j'avais perdu à Cahors, il y a deux semaines. Il a fait une pause ici, ce qui m'a permis de le rattraper. Quelle belle retrouvaille.
Et finalement, Philippe, que j'aime toujours retrouver sur le Chemin. Il était cette fois-ci avec Florence, sa douce moitié rencontrée tout juste après Puy-en-Velay, qui avait dû interrompre sa marche, et qui venait donc le rejoindre ici.


Une journée inoubliable et remplie d'émotion, qui s'est terminée par un bon dîner, bien arrosé par un vin du pays, un Irouleguy. Pas mauvais du tout!
Et puis c'est ici que se termine la partie française de la voie du Puy du Chemin de Compostelle. Un peu plus de 740 km de parcourus, en 29 étapes, plus deux journées de pause. Et demain matin, c'est le moment d'enfin attaquer les Pyrénées, vers Roncevalles, du côté espagnol. Malheureusement sans Hugues et son groupe, et sans Patrick, qui m'a toutefois promis de me rattraper un peu plus loin. Je le souhaite vivement.
À +
J'y ai retrouvé en effet mon très grand ami Hugues, qui arrivait aujourd'hui même de Montréal, avec son ami Raymond et un autre ami, dont j'oublie malheureusement le nom pour le moment. Ils sont ici pour une douzaine de jours, jusqu'à Burgos, à environ 300 km du côté espagnol du Chemin, et commencent leur grande marche dès demain, par une courte étape, ce qui est bien sage de leur part, avec le décalage horaire.
J'y ai aussi finalement rejoint Patrick, que j'avais perdu à Cahors, il y a deux semaines. Il a fait une pause ici, ce qui m'a permis de le rattraper. Quelle belle retrouvaille.
Et finalement, Philippe, que j'aime toujours retrouver sur le Chemin. Il était cette fois-ci avec Florence, sa douce moitié rencontrée tout juste après Puy-en-Velay, qui avait dû interrompre sa marche, et qui venait donc le rejoindre ici.
Une journée inoubliable et remplie d'émotion, qui s'est terminée par un bon dîner, bien arrosé par un vin du pays, un Irouleguy. Pas mauvais du tout!
Et puis c'est ici que se termine la partie française de la voie du Puy du Chemin de Compostelle. Un peu plus de 740 km de parcourus, en 29 étapes, plus deux journées de pause. Et demain matin, c'est le moment d'enfin attaquer les Pyrénées, vers Roncevalles, du côté espagnol. Malheureusement sans Hugues et son groupe, et sans Patrick, qui m'a toutefois promis de me rattraper un peu plus loin. Je le souhaite vivement.
À +
mercredi 22 septembre 2010
Les Démons de Compostelle
À force de marcher, je me suis amusé à élaborer ma petite théorie sur la présence des démons sur le Chemin de Compostelle. J'admets d'entrée de jeu qu'elle est un peu simpliste, mais quand même, la voici.
À mon avis, ils sont nombreux ici, très nombreux, même. Ils sont Légion, comme on dit dans la Bible. La raison de leur présence ici est fort simple: ils savent que les pèlerins veulent devenir des personnes meilleures en bout de piste et donc se défaire ou devenir un peu moins dépendants de certains défauts, vices ou mauvaises habitudes acquis et intégrés avec le temps. Ils se sentent donc menacés et ils sont là, tout autour, comme des vautours guettant leur proie, tout simplement pour protéger leurs propres intérêts, en fait.
Ce sont les démons qui induisent ces défauts chez l'homme, sournoisement, hypocritement. Car le propre d'un démon est d'être totalement hypocrite. Jamais il ne procédera de face, toujours par derrière, et il sait très bien tirer profit des moments de faiblesse humaine pour faire son travail. Ce sont les anges déchus de la Bible, ils connaissent très bien tout ce qui est terrestre et matériel, et ils savent utiliser ce pouvoir pour attaquer.
Alors dès qu'ils sentent qu'il y un risque que leur victime puisse s'améliorer comme personne, ça les inquiète et ils se pointent aussitôt. Pas face à face, uniquement indirectement, par derrière, lâchement. Ils rôdent tout autour et attendent l'occasion, le moment de faiblesse, le doute du pèlerin par exemple, pour le convaincre d'abandonner sa démarche. Toujours avec le même genre d'argument: tu as des ampoules mon pit, une petite tendinite, il fait chaud, à quoi bon risquer ta santé davantage? Qu'est-ce que tu fous ici en fait, c'est ridicule, cette démarche, ne trouves-tu pas?
C'est pour cette raison qu'ils sont partout autour du Chemin. On ne les voit pas, mais ils sont là. Ce ne sont pas tellement les pèlerins qui sont venus pour une semaine ou deux qui les inquiètent vraiment, mais bien les autres, ceux qui veulent aller jusqu'au bout.
Leur origine remonte à la nuit des temps et ils font partie de toutes les époques et de toutes les religions, sous une forme ou sous une autre, et sous des noms différents.
"Dans la religion grecque populaire, le démon désignait une sorte de génie ambivalent, un être doué de pouvoirs surnaturels, capricieux et imprévisible, présent en des lieux étranges à des moments particuliers et à l'oeuvre dans les évènements effrayants de la nature et de la vie humaine, mais susceptible d'être apaisé, contrôlé au moins par des moyens magiques" (W. Foerster, "Daimôn, daimonion, in Theological Dictionary of the New Testament, t. II, 1964, p. 8).
Dans la religion chrétienne, le terme de démon a acquis le sens d'ange déchu, d'esprit du mal ou de diable. Le christianisme antique et médiéval les présente comme invisibles, mais certains hommes d'Église et saints sont supposés en avoir vu ou même avoir lutté avec eux. C'est apparemment dans Le livre d'Hénoch, un texte apocryphe du IIe siècle, qu'est introduit le mythe des anges déchus, selon lequel les démons sont avant tout des esprits conçus par Dieu avec l'objectif d'être des anges, mais qui se sont détournés de leur Créateur pour plutôt suivre Lucifer.
Et là, ils nous suivent nous, les pèlerins! Ou en fait ils nous surveillent. Et ils nous travaillent, chaque jour. Quels salauds!
Plusieurs occultistes, théologiens ou philosophes ont tenté de classifier les démons en plusieurs catégories. Il y a une multitude de catégories, des dizaines, et il s'est développé avec le temps un sujet d'étude appelé "démonologie". Eh oui, on peut les étudier, les amis. Mais pour moi, ici, sur le grand Chemin de Compostelle, mon intérêt n'est pas vraiment de les étudier, bien que j'avoue que le sujet pourrait m'intéresser éventuellement au plan intellectuel, mais de tenter de les détecter, et de les garder en dehors du Chemin, le plus possible. Pas tous, car il y en a trop, mais au moins quelques-uns. Et puis j'avoue qu'il y en a tout de même certains que je veux bien continuer à garder tout près de moi! :)
Décidément, ce Chemin de Compostelle m'amène sur toutes sortes de chemins!
À +
À mon avis, ils sont nombreux ici, très nombreux, même. Ils sont Légion, comme on dit dans la Bible. La raison de leur présence ici est fort simple: ils savent que les pèlerins veulent devenir des personnes meilleures en bout de piste et donc se défaire ou devenir un peu moins dépendants de certains défauts, vices ou mauvaises habitudes acquis et intégrés avec le temps. Ils se sentent donc menacés et ils sont là, tout autour, comme des vautours guettant leur proie, tout simplement pour protéger leurs propres intérêts, en fait.
Ce sont les démons qui induisent ces défauts chez l'homme, sournoisement, hypocritement. Car le propre d'un démon est d'être totalement hypocrite. Jamais il ne procédera de face, toujours par derrière, et il sait très bien tirer profit des moments de faiblesse humaine pour faire son travail. Ce sont les anges déchus de la Bible, ils connaissent très bien tout ce qui est terrestre et matériel, et ils savent utiliser ce pouvoir pour attaquer.
Alors dès qu'ils sentent qu'il y un risque que leur victime puisse s'améliorer comme personne, ça les inquiète et ils se pointent aussitôt. Pas face à face, uniquement indirectement, par derrière, lâchement. Ils rôdent tout autour et attendent l'occasion, le moment de faiblesse, le doute du pèlerin par exemple, pour le convaincre d'abandonner sa démarche. Toujours avec le même genre d'argument: tu as des ampoules mon pit, une petite tendinite, il fait chaud, à quoi bon risquer ta santé davantage? Qu'est-ce que tu fous ici en fait, c'est ridicule, cette démarche, ne trouves-tu pas?
C'est pour cette raison qu'ils sont partout autour du Chemin. On ne les voit pas, mais ils sont là. Ce ne sont pas tellement les pèlerins qui sont venus pour une semaine ou deux qui les inquiètent vraiment, mais bien les autres, ceux qui veulent aller jusqu'au bout.
Leur origine remonte à la nuit des temps et ils font partie de toutes les époques et de toutes les religions, sous une forme ou sous une autre, et sous des noms différents.
"Dans la religion grecque populaire, le démon désignait une sorte de génie ambivalent, un être doué de pouvoirs surnaturels, capricieux et imprévisible, présent en des lieux étranges à des moments particuliers et à l'oeuvre dans les évènements effrayants de la nature et de la vie humaine, mais susceptible d'être apaisé, contrôlé au moins par des moyens magiques" (W. Foerster, "Daimôn, daimonion, in Theological Dictionary of the New Testament, t. II, 1964, p. 8).
Dans la religion chrétienne, le terme de démon a acquis le sens d'ange déchu, d'esprit du mal ou de diable. Le christianisme antique et médiéval les présente comme invisibles, mais certains hommes d'Église et saints sont supposés en avoir vu ou même avoir lutté avec eux. C'est apparemment dans Le livre d'Hénoch, un texte apocryphe du IIe siècle, qu'est introduit le mythe des anges déchus, selon lequel les démons sont avant tout des esprits conçus par Dieu avec l'objectif d'être des anges, mais qui se sont détournés de leur Créateur pour plutôt suivre Lucifer.
Et là, ils nous suivent nous, les pèlerins! Ou en fait ils nous surveillent. Et ils nous travaillent, chaque jour. Quels salauds!
Plusieurs occultistes, théologiens ou philosophes ont tenté de classifier les démons en plusieurs catégories. Il y a une multitude de catégories, des dizaines, et il s'est développé avec le temps un sujet d'étude appelé "démonologie". Eh oui, on peut les étudier, les amis. Mais pour moi, ici, sur le grand Chemin de Compostelle, mon intérêt n'est pas vraiment de les étudier, bien que j'avoue que le sujet pourrait m'intéresser éventuellement au plan intellectuel, mais de tenter de les détecter, et de les garder en dehors du Chemin, le plus possible. Pas tous, car il y en a trop, mais au moins quelques-uns. Et puis j'avoue qu'il y en a tout de même certains que je veux bien continuer à garder tout près de moi! :)
Décidément, ce Chemin de Compostelle m'amène sur toutes sortes de chemins!
À +
Étape 28 - Mardi 21 sept - Lichos - Ostabat - 28,9 km
On est dans le pays basque depuis hier et tout devient progressivement en langue basque. Et tout devient plus montagneux, en raison évidemment de notre rapprochement des Pyrénées. J'ai mis 8,5 heures et 2,5 litres d'eau pour faire ces 28,9 kilomètres, tellement c'était chaud et accidenté. C'est 1,5 heures de plus que la normale.
Il y avait cette très belle petite chapelle à visiter sur le chemin ce matin.
Trois des grandes voies françaises se rejoignent ici, à ce lieu appelé Croix de Gibraltar. La voie du Puy, celle de Tours, et celle de Vezelay , entre les deux premières.
C'est beaucoup mieux après la douche, non?
Au dîner, nous étions une trentaine et avons eu droit à toute une soirée. Un accueil en pays basque extraordinaire et inoubliable. Le propriétaire nous a entrainés dans une série de chansons à répondre, en basque svp! Je n'ai pas de photos de tout ça mais mon ami Jules m'a promis de me faire parvenir les siennes, que je publierai plus tard. Je vous en aviserai. Tout un party, les amis. Il faut dire aussi que la périple se termine demain pour plusieurs, alors c'était la fête de la réussite, mais mêlée de tristesse.
À +
Il y avait cette très belle petite chapelle à visiter sur le chemin ce matin.
Trois des grandes voies françaises se rejoignent ici, à ce lieu appelé Croix de Gibraltar. La voie du Puy, celle de Tours, et celle de Vezelay , entre les deux premières.
C'est beaucoup mieux après la douche, non?
Au dîner, nous étions une trentaine et avons eu droit à toute une soirée. Un accueil en pays basque extraordinaire et inoubliable. Le propriétaire nous a entrainés dans une série de chansons à répondre, en basque svp! Je n'ai pas de photos de tout ça mais mon ami Jules m'a promis de me faire parvenir les siennes, que je publierai plus tard. Je vous en aviserai. Tout un party, les amis. Il faut dire aussi que la périple se termine demain pour plusieurs, alors c'était la fête de la réussite, mais mêlée de tristesse.
À +
Ultreïa
Ultreïa est une expression de joie du Moyen Âge, principalement liée au pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Ce salut de ralliement des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle signifie: aller plus loin, plus haut. C'est l'expression du dépassement physique et spirituel.
Ce cri est devenu le titre d'un chant, encore connu sous le nom de "chant des pèlerins de Compostelle", composé par Jean-Claude Benazet. Il se transmet encore de nos jours sur le chemin, notamment à l'abbaye de Conques.
Je connaissais ce mot et sa signification bien avant de partir, mais ce n'est qu'ici qu'il a vraiment pris tout son sens.
Le 20 septembre 2010.
Ce cri est devenu le titre d'un chant, encore connu sous le nom de "chant des pèlerins de Compostelle", composé par Jean-Claude Benazet. Il se transmet encore de nos jours sur le chemin, notamment à l'abbaye de Conques.
Je connaissais ce mot et sa signification bien avant de partir, mais ce n'est qu'ici qu'il a vraiment pris tout son sens.
Le 20 septembre 2010.
Inscription à :
Articles (Atom)